23 mars 2017: 2è Assises pour l’abolition universelle de la GPA à ROME!

Communiqué de presse de l’association féministe italienne « Se non ora quando? Libere! » organisatrice de l’événement.
La conquête de la liberté de choix pour les femmes a été un changement d’une portée énorme. Ce changement a permis  à la maternité, toujours reléguée au cadre domestique et repoussée aux marges de la société, de rejoindre le centre de la vie sociale et de redessiner les frontières d’une nouvelle idée de la liberté. Mais cela n’est possible qu’à la condition de ne pas priver la maternité de son sens humain et de ne pas la réduire à une fonction matérielle, biologique. Or, c’est ce qui arrive dans la pratique de la maternité de substitution ou « GPA » (gestation pour autrui).
C’est la raison de  notre engagement contre une telle pratique.

Participeront aux assises, entre autres, les ministres Anna Finocchiaro et Beatrice Lorenzin, les députés Fabrizia Giuliani, Vannino Chiti, Silvia Côte, Mara Carfagna, Eleonora Cimbro, Milena Santerini, Elena Centemero, Maria Lierre Espadons, la vice-présidente de l’assemblée nationale française Laurence Dumont, organisatrice des 1ères Assises pour l’Abolition Universelle de la GPA le 2 février 2016, la philosophe Sylviane Agacinski, membre du Collectif pour le Respect de la Personne, Susanna Tamaro et Cristina Comencin.

Conseil de l’Europe: victoire d’étape vers l’abolition de la GPA

Ce mardi 11 octobre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté contre l’adoption d’une recommandation portant sur les « Droits de l’enfant liés à la maternité de substitution », sur la base du rapport de Petra De Sutter (Belgique).
A l’issue d’un débat, le projet de texte a été rejeté par 83 voix contre, 77 pour et 7 abstentions, sur un total de 167 suffrages exprimés.
Nous saluons, avec une grande joie, le résultat de ce vote.
Nous tenons à remercier spécialement la délégation française, qui a rejeté la recommandation à une très large majorité. La France montre ainsi son rôle une fois de plus essentiel dans la défense des droits humains, spécialement les droits des femmes et des enfants. Elle a été ici rejointe entre autres par l’Italie et de nombreux pays d’Europe de l’Est (Roumanie, Hongrie, Ukraine), qui montrent ici leur inquiétude face à l’exploitation dont font l’objet les femmes européennes les plus pauvres.
Ce rejet a eu lieu, malgré une procédure dont l’opacité est problématique.
En effet, le rapport de la députée Petra de Sutter a été rejeté à plusieurs reprises et par deux commissions chargées de son examen. Malgré cela, ce rapport est arrivé en assemblée plénière pour être débattu.
Deux amendements abolitionnistes ont également été proposés. Ils n’ont pas pu être adoptés, mais la différence entre les voix a été nettement plus faible que pour le rejet de la recommandation initiale (79 voix pour, 80 voix contre).
C’est donc bien une victoire d’étape que nous fêtons.
Une victoire d’étape essentielle, sur le long chemin vers l’abolition universelle de toute forme de maternité de substitution.
Nous restons cependant vigilantEs pour la suite. Connaissant la puissance financière et politique du lobby pro-GPA, nous savons qu’il ne manquera pas de continuer ses assauts en direction du Parlement Européen et de la Conférence de La Haye.

Pour notre part, nous continuerons notre travail d’information, d’analyse, d’alerte de l’opinion, et de mobilisation de toutes les associations féministes et de défense des droits humains, pour que le corps des femmes ne soit plus à vendre, jamais, nulle part.

 

Collectif pour le Respect de la Personne,

Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception,

Coordination Lesbienne en France

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Aujourd’hui, 54 associations féministes ou œuvrant pour les droits humains se sont associées aux actions menées pour l’abolition universelle de la Gestation pour autrui (maternité de substitution)