Une victoire du Droit: communiqué CLF-CADAC-CoRP

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Communiqué de la Coordination Lesbienne en France, de la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception et du Collectif pour le Respect de la Personne (CLF, CADAC et CoRP)

Initiatrices de l’appel signé par 43 associations

http://coordinationlesbienne.org/spip.php?article349

http://abolition-gpa.org/2016/03/07/rassemblement-mardi-15-mars-2016-de-10h30-a-12h/

Une victoire du Droit

Le Conseil de l’Europe va dans le même sens que le Parlement européen !

Il va dans le sens du respect des droits humains.

Il est important que la Commission des Affaires sociales du Conseil de l’Europe ait rejeté le rapport sur la GPA présenté par Madame Petra De Sutter. Cette décision témoigne, de la part des pays européens, d’une capacité de résistance aux stratégies pour faire avancer, à petits pas, l’Europe vers la légalisation de la GPA. Ce rapport était au reste difficilement acceptable pour une institution vouée à défendre le respect des droits fondamentaux. Que disait-il ?

En substance : la GPA existe, c’est un fait. On n’y peut rien. On peut tout au plus définir quelques règles communes, pour « minimiser les dommages » (sic) dans les pays où cette pratique existe. Pour Mme De Sutter et ceux qui la soutenaient, l’éthique réside manifestement dans l’effort commun pour « limiter les dégâts ». Imagine-t-on quelqu’un, face à l’esclavage, constater qu’il existe et qu’il faut une réglementation pour améliorer le sort des esclaves ? Oui : pourquoi pas un esclavage éthique ?

Ce genre de rhétorique montre qu’il vaut mieux faire confiance au droit qu’à des maquillages « éthiques » des plus douteux. La GPA est une pratique sociale qui viole les droits de la personne humaine, ceux de l’enfant, qu’on traite comme un objet de commande et dont on achète la filiation, et ceux des femmes, dont on loue le corps entier pendant au moins neuf mois et dont on contrôle l’existence dans ses moindres détails.

La CLF, la CADAC et le CoRP, ainsi que les 43 associations qui ont exprimé ce matin leur inquiétude aux membres de la Commission, rappellent que le corps des femmes n’est pas disponible pour un usage sexuel (prostitution) ou un usage reproductif (GPA). Et si, aujourd’hui, la plupart des pays européens refusent de légaliser la pratique dite des «mères porteuses », il est temps de déclarer que la GPA est une violence à l’égard des femmes, une atteinte aux droits humains, et doit être interdite au niveau européen et international.

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